OpenAI propose trois façons de construire un agent : la Responses API, l’Agents SDK et, en bêta, une Agents API hébergée. Un agent se justifie quand la décision échappe aux règles fixes, pas parce qu’il peut tourner seul. La validation humaine se décide à la conception. Azure ou OpenAI en direct se choisit selon vos données, vos contrats et vos outils.
Ce qu’OpenAI propose pour construire un agent en octobre 2026
Cet article est une position, pas un test : il s’appuie sur la documentation d’OpenAI et de Microsoft. Trois outils coexistent. La Responses API vous laisse la boucle. L’Agents SDK gère outils, passage de main, contrôles et validation. L’Agents API, en bêta, fait tourner l’agent chez OpenAI. Agent Builder ferme le 30 novembre 2026.
On n’a pas utilisé l’Agents API ni l’Agents SDK en conditions réelles. L’Agents SDK est une bibliothèque sous licence MIT qui tourne dans votre application. Il enregistre aussi des traces. Pour les modèles OpenAI, il s’appuie par défaut sur la Responses API. L’Agents API prévoit des sessions qui durent, un environnement d’exécution isolé, des serveurs MCP et des sous-agents. La page limite la résidence des données aux États-Unis et exclut la conservation zéro, même si l’environnement est hébergé chez vous.
Agent Builder, l’éditeur visuel, doit fermer le 30 novembre 2026. OpenAI indique de continuer avec l’Agents SDK ou les Workspace Agents de ChatGPT. La plateforme Evals passe en lecture seule le 31 octobre 2026, puis s’arrête le 30 novembre 2026. L’Assistants API a été retirée le 26 août 2026. Le remplacement indiqué est la Responses API, avec la Conversations API.
Quand un agent se justifie, et quand un workflow suffit
Selon OpenAI, un agent se justifie dans trois situations : des décisions qui dépendent du contexte et des exceptions, des règles devenues trop nombreuses pour être maintenues, et des documents ou des messages non structurés. Si les règles sont claires et stables, OpenAI le dit : un workflow déterministe suffit.
Le guide définit l’agent par qui pilote l’enchaînement. Le modèle gère le déroulé, choisit les outils et peut rendre la main en cas d’échec. Un échange simple, un appel unique au modèle ou un classement de texte n’est pas un agent, même s’il utilise un modèle. Quand le besoin se limite à une réponse, OpenAI conseille d’appeler la Responses API directement.
Le déclencheur ne fait pas l’agent. Un traitement planifié qui suit toujours les mêmes étapes reste un workflow. Le déclencheur change seulement la façon d’organiser la validation : immédiate si une personne a lancé la tâche, différée sinon. L’Agents SDK peut mettre l’exécution en pause, conserver cet état, puis le reprendre plus tard. La comparaison générale entre agent, workflow et enchaînement de clics se traite à part. Quand les règles sont claires, l’étape suivante est de choisir l’outil d’un workflow.
Où placer la validation humaine
La validation se place sur les actions, pas sur l’agent entier. Chez nous, rien ne part chez un client sans qu’une personne l’ait validé. Pour les écritures dans l’ERP, on fixe des seuils de montant. Exemple, pour la saisie d’une facture : une écriture au-delà de 5 000 € demande une validation humaine. C’est un exemple de seuil, pas une norme.
Chaque entreprise fixe le sien avec sa direction financière et son contrôle interne.
L’Agents SDK permet de marquer un outil comme exigeant toujours une validation, ou seulement selon une fonction qui lit les paramètres de l’appel, donc selon un montant. L’exécution se met alors en pause. L’état se conserve et se reprend plus tard, y compris dans un autre processus. La demande remonte aussi quand l’outil appartient à un agent auquel on a passé la main, ou à un sous-agent. Des contrôles portent sur l’entrée, sur la sortie finale et sur l’appel d’outil. Par défaut, le contrôle d’entrée tourne en parallèle de l’agent : l’agent peut avoir commencé avant d’être arrêté. Un mode bloquant évite cela.
OpenAI propose de noter chaque outil selon le risque : lecture ou écriture, caractère réversible, droits nécessaires, impact financier. Les actions sensibles, irréversibles ou à fort enjeu restent sous supervision humaine jusqu’à ce que la confiance soit établie. Les exemples du guide sont une annulation, un gros remboursement et un paiement. Notre règle, tout envoi au client, est plus stricte : elle ne dépend pas d’un gain de confiance. Le détail des garde-fous se traite à part. Pour répartir le code, le modèle et la personne, voir comment contrôler les sorties de l’IA.
Azure OpenAI ou OpenAI en direct : les critères pour décider
Il n’y a pas de bon choix universel. Six critères font pencher : où les données sont traitées, le cadre contractuel, les fonctions disponibles, l’intégration à votre système d’information, la facturation et les quotas, et la vitesse d’accès aux nouveautés. On les passe en revue avec votre DSI, selon le projet. On ne tranche pas à votre place.
| Critère | OpenAI en direct | Azure OpenAI, dans Microsoft Foundry |
|---|---|---|
| Résidence et traitement | Via eu.api.openai.com, stockage et traitement dans l’EEE et en Suisse pour les services éligibles : Responses, recherche dans les fichiers, recherche web, interpréteur de code, outil MCP distant. Conditions : éligibilité commerciale, contrôle de conservation approuvé et avenant. Un surcoût s’applique aux modèles sortis à partir du 5 mars 2026. Hors périmètre : données système (compte, métadonnées, usage) et serveurs MCP tiers. Agents API : États-Unis seulement, sans conservation zéro. |
Le type de déploiement fixe le lieu de traitement. Data Zone EU : dans l’EU Data Boundary. Global : dans n’importe quelle région Azure. Standard : dans la géographie choisie. Les données au repos restent dans la géographie désignée. Azure Policy peut interdire le type Global. La recherche web passe par Grounding with Bing, hors périmètre de conformité et hors frontière géographique. |
| Contrats et usage des données | Données d’API non utilisées pour l’entraînement, sauf accord. Journaux d’abus jusqu’à 30 jours, sauf contrôle accordé. Chiffrement avec vos clés possible, dont Azure Key Vault. | Prompts et réponses non accessibles à OpenAI, et non utilisés pour l’entraînement sans votre accord. Conditions et DPA Microsoft, sauf pour Grounding with Bing, où ce DPA ne s’applique pas. |
| Fonctions | Responses API, recherche web en direct, fichiers, code, usage d’un écran, MCP distant, et vos fonctions. Agents SDK dans votre application. Agents API en bêta documentée ici. | Responses API par l’endpoint v1, dans une trentaine de régions, dont France Central, Sweden Central et West Europe. Pas tous les modèles partout. Recherche web sans accès internet en direct. L’Agents SDK peut viser un endpoint compatible. Foundry Agent Service héberge du code écrit avec cet SDK. |
| Intégration au système d’information | Clés d’API. Accès privé depuis Azure par OpenAI Private Link, sur demande commerciale, avec un hôte Union européenne (Spain Central). Ce lien ne change pas l’authentification. | Microsoft Entra ID est recommandé. Les traces de l’Agents SDK peuvent partir vers Azure Monitor via OpenTelemetry. Des filtres de contenu s’appliquent à chaque appel, au niveau du déploiement. Les quotas se gèrent par abonnement. |
| Facturation et quotas | Facturation OpenAI. Les limites montent par paliers, avec les achats de crédits. | Facturation sur l’abonnement Azure. Quotas au niveau de l’abonnement, en pool Global ou par zone de données. Au palier 1 des tableaux lus le 8 octobre 2026, le quota de jetons Data Zone est plus bas que le quota Global pour chaque modèle GPT présent dans les deux. Une capacité dédiée (PTU) est possible. |
| Accès aux nouveautés | L’Agents API en bêta est documentée sur la plateforme OpenAI au 8 octobre 2026. | Chez Azure, les nouveaux modèles arrivent en déploiement Global, puis en zone de données, puis par géographie. Dans Microsoft Copilot, Microsoft présente les modèles opérés par OpenAI comme un accès plus rapide aux nouveautés. Ce texte ne porte pas sur Foundry. |
Questions à poser avant de choisir :
- Vos données doivent-elles être traitées dans l’Union européenne, et lesquelles ?
- Votre DSI impose-t-elle Entra ID ou un réseau privé ?
- Avez-vous besoin de la recherche web en direct, ou de l’Agents API ?
- Qui porte le contrat et la facture ?
- Le projet a-t-il besoin des derniers modèles dès leur sortie ?
Ces critères changent vite. Chaque point est daté du 8 octobre 2026. Ce que le cadre des données impose quand une IA lit vos fichiers se décide avec votre DSI et la personne chargée de la protection des données.
D’un agent qui fonctionne à un processus qu’on exploite
Un agent qui marche en démonstration n’est pas encore un processus. Il lui faut des données fiables, des étapes stables écrites en code, des seuils de validation définis avec les métiers, un journal de ses actions et une personne responsable. C’est ce travail autour de l’agent qui décide s’il tiendra en production.
Klaryx est le partenaire de transformation IA des PME et ETI. On accompagne ce passage : passer d’un agent qui fonctionne à un processus exploité.
Un agent vous est proposé, ou vous hésitez entre Azure et OpenAI ? On reprend avec vous les critères qui comptent pour votre projet et l’endroit où une personne doit valider.